Micro-influence : et si vos collaborateurs étaient vos meilleurs ambassadeurs ?

Traditionnellement, une entreprise qui prend la parole, le fait par le biais de ses dirigeants ou de son service communication.

Sauf que les choses évoluent : la communication est devenue protéiforme et de plus en plus de collaborateurs s’expriment directement au nom de leur entreprise en relayant des informations le concernant, notamment sur les réseaux sociaux. Sans forcément en être conscients, ils exercent ainsi une micro-influence et se positionnent comme des collaborateurs ambassadeurs, ouvrant de nouveaux horizons à votre entreprise.

L’essor de la micro-influence des collaborateurs

Quel responsable de communication interne ou de recrutement ne s’est jamais penché sur les conditions de prise de parole des collaborateurs, en tentant de les encadrer précisément afin d’éviter toute fuite informationnelle ?

Certains dérapages ont mené les entreprises à faire preuve de vigilance, la prise de parole libre et directe des salariés étant susceptible d’influencer négativement la réputation. Cependant, les tendances récentes montrent que ce paradigme est en train d’être renversé…

Les réseaux sociaux, nouveau terrain de jeu des collaborateurs …

Si la tendance change, c’est d’abord parce que les collaborateurs n’ont pas attendu le feu vert des entreprises pour parler d’elles sur les réseaux sociaux.

En 2014, le baromètre digital de Cegos montrait qu’un salarié sur trois publiait des informations concernant son entreprise. Aujourd’hui, 68 % des Français sont inscrits et actifs, chaque jour, sur au moins un réseau social !

Si cela peut représenter un risque pour les entreprises, aucune ne peut nier qu’il s’agit également d’une vraie opportunité, d’un potentiel énorme d’acquisition de contacts qualifiés : prospects, candidats, clients ne sont qu’à quelques clics !

Micro-influence-RéseauxSociaux

… qui se transforment en micro-influenceurs !

Qui pour mieux parler de votre société que ceux qui y travaillent au quotidien, en font la diversité et la connaissent si bien ? Vos salariés sont les premiers acteurs de votre entreprise.

Fini le temps où ils étaient considérés comme de simples destinataires dont on n’attendait ni réponse, ni relai. Aujourd’hui, leur parole peut avoir un large écho sur les réseaux sociaux, au point qu’ils deviennent vos meilleurs ambassadeurs.

À la façon des micro-influenceurs du web – ces personnalités suivies par un public allant de 1 000 à 25 000 abonnés et retenant toute l’attention des experts en stratégie digitale –, vos salariés peuvent ainsi décupler l’impact de votre stratégie de communication sur les réseaux sociaux. À condition, bien sûr, d’être accompagnés dans une telle démarche.

Pour que ces pratiques de micro-influence soient bénéfiques pour une entreprise (autant que pour ses salariés), les collaborateurs doivent être encouragés à diffuser des messages en leur nom, à partager des contenus pertinents… Ce qui peut être encadré par une stratégie d’employee advocacy !

Bannière_visibilité_réseauxsociaux

Employee Advocacy : une relation de confiance au service d’une communication efficace

L’employee advocacy permet de guider la micro-influence de vos collaborateurs, tout en leur permettant d’en tirer parti. Si l’entreprise peut ainsi améliorer sa visibilité, le rayonnement de sa marque employeur et sa portée, les collaborateurs bénéficient d’un véritable outil de personal branding, d’une façon de se sentir impliqués dans l’œuvre collective, et d’un bon moyen de développer leur expertise sectorielle.

La confiance, pilier de l’engagement des collaborateurs

Pour qu’un tel cercle vertueux s’enclenche, la confiance doit être au cœur du dispositif. Évitez, donc, de rendre le programme obligatoire : cela le viderait de sa spontanéité et de son caractère assumé – ses principales forces. Accepter de pouvoir compter sur ses salariés passe par une forme de lâcher-prise, qui peut être favorisée de différentes manières :

  • en prévoyant, en amont, des dispositifs de formation aux médias sociaux, pour diffuser les bonnes pratiques et baliser le terrain vis-à-vis des erreurs à éviter ;
  • en identifiant, dans un premier temps, un petit nombre de personnes déjà actives en ce sens – par exemple citant régulièrement le nom de leur employeur sur les réseaux sociaux –, afin de constituer un groupe « pilote » posant les jalons de la démarche pour le reste de l’entreprise.

Avec de bonnes pratiques et informations, l’engagement des collaborateurs ambassadeurs, micro-influenceurs, a toutes les chances d’être renforcé. En effet, leur donner la parole et les intégrer dans la communication de l’entreprise les responsabilise et les valorise. C’est une preuve de confiance qui renforce le sentiment d’appartenance à une société et impacte l’implication ! Une fois de premiers collaborateurs ambassadeurs entrés en action, la démarche peut se répandre plus largement dans le reste des équipes.

Collaborateurs-Engagés

Les collaborateurs ambassadeurs, une voix crédible

Aujourd’hui, il n’existe plus de communication au singulier. Plusieurs études montrent que la confiance accordée aux canaux de communication et de promotion traditionnels se trouve remise en cause :

  • d’après une étude Nielsen, 90 % des internautes accordent plus de crédibilité aux recommandations des consommateurs qu’à la publicité des marques ;
  • la même tendance ressort d’une étude Forbes / Musefind, illustrant le fait que 92 % des consommateurs font davantage confiance à un influenceur plutôt qu’à une publicité ou une promotion effectuée par une célébrité ;
  • une troisième étude rend compte du même phénomène – à la question demandant de classer différents messages et supports publicitaires en fonction de la confiance accordée, 80 % des personnes interrogées retiennent la recommandation d’une personne qu’elles connaissent, puis les avis clients sur les sites (63%), la publicité TV (46%) et enfin les bannières sites web (27%).

Les messages diffusés par des tiers sont ainsi considérés comme bien plus authentiques que ceux qui émanent d’une entreprise elle-même. De manière générale, le climat de confiance envers les entreprises semble se dégrader. Le baromètre Edelman 2018 montre ainsi, du côté des entreprises, un recul de 7 points en termes de confiance – celle-ci passant de 50 à 43 %.

Dans un tel contexte, un programme d’employee advocacy renforçant la micro-influence de ses collaborateurs prend tout son sens. Le type de flux généré par une telle démarche obéit à une logique différente, touchant des cibles variées et plus affinitaires. Les réseaux professionnels des collaborateurs ayant toutes les chances d’inclure spécifiquement les métiers, secteurs, lignes hiérarchiques que vous souhaitez atteindre, la communication qui en ressort est plus crédible, plus efficace, plus précise.

Si la micro-influence a pris de plus en plus d’ampleur du côté des salariés, les entreprises peuvent y entrevoir de nouveaux horizons. S’ils le souhaitent, elles doivent être là pour les accompagner, les aider à devenir collaborateurs ambassadeurs, à tirer parti des réseaux sociaux en diffusant les bons contenus. Une relation de confiance en interne pour une communication de confiance en externe, que demander de mieux ?

Pour aller plus loin sur l’Employee Advocacy, découvrez notre minibook : de la construction au pilotage 

MiniBook - Bannière article