Comment réagir face aux adlergic grandissants ?

Dire que nous sommes au cœur d’une révolution du secteur de la publicité n’est pas exagéré.

Si nous nous penchons sur la chronologie de la publicité, il y a 30 ans, très peu de canaux existaient, les choses étaient finalement assez simples. Les annonceurs n’avaient que peu de choix pour faire passer leurs messages.

Connaissant leurs cibles, il « suffisait » de trouver la bonne accroche et de l’envoyer sur le bon canal : télévision, radio, presse, affichage.

Puis est venu un nouveau canal, qui vint tout bouleverser : Internet. Et en accélérateur de bouleversements, le mobile se mêle à la danse.

Connectés - Adlergic

Les années 2000 ont vu proliférer le nombre de canaux possibles pour la diffusion d’annonces publicitaires.

Les techniques se sont complexifiées. On parle aujourd’hui de multicanal, d’omnicanal, de cross canal…

On annonce partout, tout le temps, sur tous les devices, puisque les consommateurs sont connectés nuits et jours, dans les transports, au bureau, jusque dans les toilettes.

L’inévitable est donc en train de se produire :

Face à une surexposition de contenus publicitaires, souvent à faible valeur ajoutée, les consommateurs deviennent adlergic !

Voici un tableau représentant l’utilisation des bloqueurs de publicités par catégorie selon une étude de Deloitte :

Statistiques -

Comportement : quelle attitude adopte un Adlergic / un allergique aux publicités ?

geek-adlergic2

L’adlergic est une homme ou une femme dont le comportement est révélateur d’une profonde lassitude aux publicités, auxquelles il devient quasiment imperméable.

Au quotidien, il a plusieurs habitudes qui ne laissent aucun doute. En voici une liste non-exhaustive :

  • L’adlergic profite des pubs à la télé pour aller dans la cuisine ou aux toilettes.
  • Il coupe le son sur Youtube en attendant de pouvoir cliquer sur « Skip ».
  • Depuis longtemps, il a installé un adblocker sur son navigateur web.
  • Et si un site lui demande de désactiver son adblocker pour afficher le contenu, il préfère aller sur un autre site !
  • Bien sûr, il jette systématiquement les prospectus trouvés dans sa boite aux lettres.
  • Et il a même payé 9€ sur Spotify pour s’éviter les annonces entre chaque chanson.

Evidemment il ne faut pas généraliser.

Les critères sociaux-démographique entre en jeu, et la publicité fonctionne encore sur une partie de la population. Mais la baisse est nette, et s’accélère.

Aujourd’hui, les personnes urbaines, entre 18 et 35 ans, scrollent* 90 mètres d’écrans par jour (*scroller signifie “faire défiler l’écran”).

Les réseaux sociaux, utilisés sur des terminaux mobiles, constituent une bonne part de ces 90 mètres.

Le métier des marketeurs d’aujourd’hui s’est donc transformé en ce que nous appellerons des « stoppeurs de pouces ».

Internet - ScrollerContenus

Comme les maladies aux antibiotiques, nous devenons plus résistants à la publicité.

Nous décelons plus vite, en une fraction de seconde, ce qui relève d’un message à caractère commercial, d’un message à valeur ajoutée.

Pour ne rien arranger, les réseaux sociaux eux même, Facebook en tête, commencent à limiter la visibilité des publications émanant des pages commerciales (pour générer plus de revenus certes, mais l’effet est le même, à savoir la baisse de visibilité des contenus des marques).

Voilà le contexte dans lequel nous sommes, et dans lequel les annonceurs vont évoluer dans les années à venir.

Heureusement, malgré leurs -souvent- ennuyeuses et trop abondantes publicités, ces derniers ont toujours de superbes produits ou services à vendre et donc à faire connaître.

Il va donc bien falloir trouver le moyen de nous atteindre d’une manière plus subtile, plus détournée, et espérons plus qualitative.

Solution n°1 : du contenu -vraiment- qualitatif et intéressant

Quelle est la dernière publicité que vous êtes retourné volontairement visionner sur YouTube ?

Nous avons fait l’expérience au sein de l’agence, et le résultat fût (de manière assez surprenante) presque unanime : il s’agissait pour un grand nombre d’entre nous d’un spot de Nike datant de 2004, mettant en scène une brochette des meilleurs footballers du monde (pour les nostalgique : voir le spot Olé by Nike).

Dans la même lignée de contenus publicitaires “extra-ordinaires”, on peut citer les publicités pendant la mi-temps du Superbowl, les publicités de Noël anglaises, les publicités originales de Coca-Cola lors des périodes de fêtes, que ce soit à la télé, en affichage, sur le web, ou en street marketing (souvent un mix de tout cela).

PubCocaCola

La qualité, l’originalité, l’humour, le décalage resteront éternellement des solutions contre la baisse de visibilité des pub…

Problème : tous les annonceurs n’ont pas la même créativité, ni les mêmes budgets…

Certains annonceurs ne peuvent pas non plus se permettre ce type de message vis-à-vis de leurs produits ou services. Que ce soit sur parce que le secteur est réglementé (médecins et avocats notamment) ou peu attractif.

Solution n°2 : s’insérer dans les bonnes tendances

A noël dernier, beaucoup ont traîné sur Snapchat, et se sont filmés doter du magnifique filtre Santa Claus !

Effet garantit, les snaps se sont partagés de manière massive !

Message anodin et marrant à première vue, sauf que, subtilement, le filtre rajoute une bouteille de Coca-Cola dans la bouche.

L’idée ici est de profiter d’une mode, d’une tendance, pour rendre visible sa marque de manière inattendue.

Mais, comme pour le point précédent sur la qualité de contenus : tout le monde n’est pas Coca-Cola ou Netflix… Donc tout le monde ne peut pas se permettre ce type d’opérations.

Contenus Publicités

Solution n°3 : pensez Human to Human

On touche ici à un moyen bien plus abordable pour palier à cette “adlergie” grandissante.

TPE, PME peuvent activer un levier de communication extraordinaire, jusqu’alors ignoré et qu’ils ont pourtant toujours possédé : leurs collaborateurs.

Tout savoir sur ce dispositif qui implique vos collaborateurs : 

Je télécharge l’eBook sur l’Employee Advocacy

La parole d’un collaborateur est perçue comme 54% plus crédible que celle de l’entreprise !

Pourquoi donc ne pas les encourager à prendre la parole, notamment sur les réseaux sociaux ?

Parole Collaborateur - Réseaux Sociaux

Pourquoi se priver d’un tel levier pour travailler son Social Selling, sa marque employeur, ou tout simplement sa visibilité ?

On en revient en fait ici au canal qui a toujours été le plus efficace, le bouche à oreille. Mais dans une version 2.0, les réseaux sociaux comme support.

Un message, un avis, une information, distribués par une personne physique, sont plus crédibles qu’un message publicitaire.

Et cela est d’autant plus vrai lorsque la personne qui émet le message est proche de nous.

Le pouvoir de l’Employee Advocacy

Les stratégies d’Employee Advocacy qui ont le vent en poupe, se révèlent particulièrement efficaces lorsqu’elles sont bien utilisées.

A grande échelle, les « Advocate » (vos ambassadeurs) dépasseront les salariés de l’entreprise et seront directement les consommateurs.

C’est un peu ce que nous faisons déjà avec les filtres Coca ou Netflix sur Snapchat.

Message Publicitaire

L’avenir réside-t-il dans l’utilisation des consommateurs eux-mêmes pour propager les messages publicitaires ?

Il y a fort à parier que cette technique proche du marketing d’influence a de beaux jours devant elle.

Et par influence, on parle bien entendu des Youtubeurs, Bloggeurs, stars, et autres Gamers connus, mais pas encore des micro-influenceurs que nous sommes tous, et qui touchent chacun une audience qualitative, et encore plus réceptive…

Découvrez, comment vous appuyer sur le levier de visibilité le plus puissant : vos collaborateurs ! 

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